Mon amour,
on va commencer par le plus gênant, ça ira mieux ensuite.
Nos objets sont fabriqués en Chine, dans les mêmes usines de Shenzhen que les grandes marques que tu connais. Nous n'avons pas de moules à nous, pas d'ingénieurs, pas de brevet. Nous choisissons dans un catalogue, nous ajustons ce qui peut l'être, nous essayons — et nous écartons tout ce qui ne nous convainc pas. C'est la vérité de tout le secteur, et personne ne l'écrit.
Nous l'écrivons parce que ce n'est pas là que se joue notre travail.
Ce qu'on refuse de te faire payer
Un stimulateur vendu 99 € ne coûte pas 99 € à produire. Il coûte l'objet, plus l'égérie, plus la campagne, plus le stand au salon, plus la marge du distributeur, plus celle de la boutique. Cinq couches qui ne changent rien à ce que tu tiens dans la main. Nous en avons retiré trois : un produit de caractéristiques comparables arrive à 39,90 €, sans que rien ne lui ait été enlevé — seulement à ce qui l'entoure.
C'est la seule conviction qui nous fait ouvrir la boutique le matin.
Ce qu'on tient à te donner
Un an de garantie, plus un an offert que nous assumons nous-mêmes. Quinze jours pour changer d'avis sans avoir à te justifier. Un colis que personne ne devine, un paiement que personne ne remarque, un pochon pour ranger l'objet ailleurs qu'au fond d'un tiroir. Et quelqu'un qui te répond — parfois pour te dire de ne rien acheter.
Rien de tout cela n'est possible sans stock. Nous achetons nos objets et nous les gardons près de Lyon : c'est un risque financier que beaucoup évitent en faisant expédier directement depuis l'usine. Nous préférons le prendre, parce que c'est lui qui rend nos promesses tenables.
Pourquoi on t'écrit
Parce qu'on s'appelle Mon Amour, et qu'un nom pareil ne se prononce pas d'un ton commercial. Parce que ce qu'on vend touche à quelque chose d'intime, et qu'on ne parle pas de l'intime avec le vocabulaire d'une fiche produit.
Mais surtout parce qu'une lettre engage celui qui la signe. On ne peut pas écrire « mon amour » puis mentir trois lignes plus bas sur l'origine d'un produit. La forme nous oblige : elle rend impossible le ton neutre derrière lequel on cache les choses. C'est un garde-fou autant qu'un style.
Et parce qu'une lettre attend une réponse. Le Livre d'or n'est pas une grille de notes : ce sont tes mots, et parfois les nôtres dans la marge. On lit tout. C'est ce qui nous sépare d'un catalogue.
47 produits testés qu'on ne vend pas
Avant qu'un produit arrive ici, on en essaie cinq. Voilà ceux qui ne nous ont pas convaincus cette année, et pourquoi.
Ce qu'on ne fera jamais
De la promotion permanente. Un prix juste n'a pas besoin d'être barré.
Des compteurs qui te pressent. Prends le temps qu'il te faut, on ne te course pas.
Des images qui te font sentir déplacé·e. Ni clinique, ni graveleux.
Vendre un produit qu'on n'a pas essayé. Quarante-sept n'ont pas passé le test cette année.
Faire semblant. Sur l'origine, sur le prix, sur ce qu'on maîtrise et ce qu'on ne maîtrise pas.
Voilà, tu sais à peu près tout. S'il reste une question, elle a sa place dans le Courrier — on y répond une par une.
Mon Amour : une marque de sextoys française qui dit d'où viennent ses produits
Notre manifeste explique notre modèle : sélection en usine plutôt que conception propre, suppression des coûts de marque et de distribution, stock détenu en France près de Lyon, un an de garantie, plus un an offert assumée, quinze jours de rétractation et livraison en colis neutre. Nos cosmétiques Goliate Intimacy sont formulés par nos soins et fabriqués en France en filière bio. Le détail du prix est expliqué plus haut, poste par poste.





